
GRIPPE A : LE "MONDE D'APRÈS" SERA FRANÇAIS
La France, qui ne représente que 1% de la population mondiale, aurait acheté 10% des réserves de vaccins disponibles actuellement dans le monde.
A ce sujet, Roselyne Bachelot, la ministre du budget de la fin du monde, nous répond : "Moi je suis ministre de la France. Pas du Zimbabwe. Mon souci, ce qui me préoccupe, c'est le sort des Français et rien d'autre. Le monde d'après sera Français, ou ne sera pas. En plus je parle pas d'aut' langue, alors après l'apocalypse, bah j'préfère qu'yai pleins de Français pour que je puisse discuter avec eux. D'ailleurs, au final, vous voyez bien que j'exagère pas : Des virus... Euh non... Des vaccins pardon, et bah yen a pas pour tout le monde. Donc faut se grouiller d'aller se faire piquer, si vous voulez reconstruire la civilisation avec moi."
Ces achats massifs et précipités ont été en grande partie motivés, en plus de la propagation horriblement exponentielle de la maladie, par l'annonce des industries pharmaceutiques que le vaccin ne pouvait être produit qu'en quantité limitée, et qu'il ne serait plus jamais reproduit ensuite, que tout le matériel serait détruit, les formules chimiques secrètes brûlées, et les médecins impliqués exécutés.
William Walkmanberg, président de la "Radiation Global Compagny", l'une des sociétés impliquées, nous explique : "Chez Radiation Global, on se fixe des objectifs atteignables. C'est la recette du succès. Le vaccin, il fallait en vendre le plus possible, sans qu'il nous en reste sur les bras, et tout ça pendant la fenêtre de temps 'les gens ont très peur et sont très cons / les gens n'ont plus peur, ou la grippe a muté le vaccin ne marche plus'. C'est comme ça. On savait qu'on ne pourrait pas baiser plus de 2 ou 3 pays. Alors on a produit un certain nombre de doses, pas assez pour tout le monde - Pas la peine de compter ceux qui n'ont pas les moyens par exemple - et on a encouragé l'achat avec pleins de morts dans les journaux-télé de notre branche médias, et avec des campagnes de pub façon ' Plus qu'un million de doses, dépêchez-vous !!!'. Ensuite yavait plus qu'à attendre qu'un pigeon vienne dépenser l'argent de son pays chez nous, et c'était bon, la croissance de la boite était assurée, maintenant on a 10 ans pour inventer la maladie suivante. ... Là, pour le coup de la H-j'sais pas quoi, bon bah désolé, c'est vous les Français les pigeons. Cela-dit, tout le monde sait très bien qu'il ne faut jamais confier son argent à une femme. Sinon, bah, elle fait du shopping quoi..."