FauxSceptique sur 
FauxSceptique sur 
Puisque l'information reste à prendre au conditionnel, tout le monde a le droit de ne raconter que de la merde.

www.FauxSceptique.com  



Tous les articles




<<

>>


Presse Paillou' - FauxSceptique.com | 17/11/2011 04:25

Vieille&Vilaine

QUAND LE PRINCE CHARMANT SE BARRE EN COURANT


Ça y est, il existe enfin, il est enfin arrivé dans sa belle 500 chevaux blancs, celui dont toutes les lectrices de Cosmo rêvent, le prince charmant de Walt - Sex And The City - Disney, l'homme véritablement parfait.
Mesdames, enfin accessible à presque toutes pour un prix presque abordable (Meetic : 29€/mois), le robot ménager ultra perfectionné dont rêvent toutes les trentenaires presque parfaites, la machine sexuelle disponible à la demande dont rêvent toutes les jeunes actives dynamiques, l'accessoire de luxe dressé dans tous les sens du terme que recherchent aujourd'hui toutes les jeunes et jolies femmes libérées qui oublient leur célibat dans les toilettes des boîtes de nuit : le sur-sous-homme idéal, produit fini du féminisme consumériste désespéré.
Beau, riche, intelligent, riche, attentionné, riche, prévenant, riche, compréhensif, riche, drôle, riche, romantique, riche, obéissant, fidèle et câlin comme un mannequin Royal Canin, il est capable de cuisiner niveau 2 étoiles en se faisant critiquer façon MasterChef, capable de se faire engueuler avec le sourire en faisant le ménage façon C'est du Propre, capable d'assurer au lit comme Siffredi tout en répondant sans faire de faute au test hebdo de Grazia : c'est véritablement l'homme parfait comme au cinéma.

Mais sous cette apparence de héros de conte de fées, derrière le masque de l'heureux gendre idéal des photos de vacances, derrière la vitrine sexy de la boutique de vibros incrustés de diamants, se cache en fait une terrible réalité : s'il est vrai qu'un jour le prince viendra, il est vrai aussi qu'un jour il finira par se barrer.
Après des mois voire des années d'une idylle parfaite, sans accroc et ni dérapage (au moins de son coté à lui), juste avant le mariage final, le prince charmant disparaîtra sans raison, du jour au lendemain, sans aucune explication ni la moindre dispute au sujet de la lunette des toilettes. Une fois sonnés les douze coups de caddie, il renoncera à son devoir conjugal, délaissera ses responsabilités amoureuses, tirera un trait sur ses obligations pas-encore-mais-bientôt familiales, et s'enfuira du supermarché en courant, en laissant Madame se démerder avec ses putain de courses reloues et son dîner avec ses connasses de copines insupportables et moches.
En une fraction de seconde et sans signes avant-coureurs (enfin, sans qu'elle ne les ait remarqués), le rêve parfait virera au cauchemar social, le célibat sera de retour, avec ses soirées télé sans personne à qui parler pendant le film, ses sextoys qui bougent même pas tout seul quand on leur dit "plus fort ! MAIS VAS-Y PLUS FORT !!!", et bien sûr, toutes ses corvées ménagères sans sous-fifre à tyranniser en mode manageuse d'appartement bien rangé.
C'était trop beau pour être vrai, tous les hommes sont finalement vraiment des salauds, pas d'exception, maman j'cumule-les-divorces avait raison.

Caroline, 27 ans, working-shopping girl professionnelle en mode ultra life-check-list, partageait sa vie et son appartement avec Fabio, le poil brillant et de belles dents. Elle avait pour ainsi dire absolument tout : une vie parfaite comme dans les magazines, avec le taff qualifié dont rêvent toutes les femmes modernes indépendantes dépressives, l'appartement lumineux et sur-évalué décoré 3-couleurs-max-super-design avec une immense télé plate devant grand canapé taupe, et le boyfriend parfait, super job, super body, super yes-darling, exactement le futur mari que lui envieraient toutes ses copines, une fois son mariage de princesse obtenu (le jour le plus beau de sa vie après le jour où elle aura obtenu son poste de chef du service "truc" dans le domaine "machin", enfin le jour où elle aura un grand bureau quoi, et avant le jour où elle accouchera de Noa-Louis et Lea-Naomi, les faux jumeaux accessoires qu'il manque encore à sa panoplie de wonder woman).
Seulement voilà, un beau samedi soir d'automne, alors qu'elle réfléchissait à la couleur des faire-parts de son mariage en regardant D&CO sur M6, alors que sa vie paraissait toute tracée, son parcours sur les rails du bonheur Cosmopolitan, Fabio est parti en claquant pas trop fort la porte, après 4 longs mois de vie commune.
"Je comprends pas. Nan vraiment je comprends pas.
Il avait tout pour être heureux : il pouvait choisir le programme télé un jour sur 3, je lui laissais me faire l'amour une fois par semaine, et je l'autorisais à voir ses amis une fois par mois. On partageait plein de trucs - je pouvais absolument tout lui raconter, il savait m'écouter -, on faisait plein d'activités sympas - Spa, opéra, shopping de nana -, il avait l'air heureux de me voir aussi heureuse avec lui.
Et puis vraiment j'lui demandais pas grand chose... Simplement ramasser les affaires qui traînaient - pas ma faute si je suis bordélique -, faire de temps en temps la cuisine, la semaine par exemple, et m'emmener au resto le weekend - pas ma faute si je sais pas cuisiner -, m'aider à faire le ménage dans mon appartement - ça va plus vite quand c'est lui qui le fait -, repasser nos fringues - il est super doué en repassage, vous devriez voir ça, c'est limite mieux que le pressing -, organiser nos vacances, m'offrir des cadeaux, comprendre mes problèmes et ne pas me saouler avec les siens.
Nan vraiment je comprends pas ce qu'il lui a pris de partir, et d'ailleurs je suis sûr qu'il le regrette mais qu'il n'ose pas le dire - ah la fierté masculine hein...
Allez Fabio, reviens à la maison, promis je te taperai pas."


Fabio, 29 ans, ex-ingénieur d'affaires en open space à suicide, ex-petit ami parfait façon polytechnicien du bonheur des femmes, ex-rangé, ex-casé, ex-dominé, ex-condamné, est donc parti, a donc quitté du jour au lendemain celle qui avait pourtant prévu et même calculé de partager sa vie avec lui, pour aller s'installer le plus loin possible, à l'autre bout du monde. Il a pour ainsi dire tout plaqué : une caricature de vie comme dans les comédies, avec un job ennuyeux mais stressant comme subissent tous les geeks diplômés devenus esclaves modernes, un appartement féminin décoré par une adepte du cocooning Hello-Kitty où seule sa console de jeux est virile, et sa copine hystérique, une maniaque en pyjama-chaussettes ridicules, persuadée que l'homme parfait est une femme comme les autres, mais avec en plus un pénis en constante érection et un salaire conséquent uniquement dédié aux factures et aux cadeaux preuves-d'amour pour sa future compagne.
Il a craqué un samedi soir à 22h, alors qu'il venait de débarrasser la table pendant que Caroline regardait la télé tout en le saoulant pour la n-ième fois avec ses envies de mariage à peine 4 mois après qu'ils aient emménagé ensemble. Il s'est empressé de rejoindre l'un de ses potes intelligemment resté célibataire (lui) pour lui demander conseil, et le lendemain, après une discussion/cuite philosophiquement presque mémorable sur le sens de la vie et ce que doit être un homme un vrai, il a pris le premier avion pour Bangkok et a entrepris de reconstruire sa vie en Asie, après bien sûr avoir profité des innombrables avantages sexuels que ses indemnités de licenciement lui permettaient d'obtenir dans un pays où plus de 3 femmes sur 2 se prostituent.
Aujourd'hui marié avec une geisha japonaise muette (il avait toujours eu au fond de lui, et particulièrement pendant les crises de Caroline, comme une irrésistible attirance pour le charme des femmes asiatiques traditionnelles...), il vit heureux, et fera sans doute beaucoup d'enfants, loin des connasses européennes qui n'étaient de toute façon capables que de lui casser les oreilles et surtout les couilles.
"C'est l'pied. Je vois pas quoi vous dire d'autre, c'est l'pied.
Avant je me faisais engueuler tout le temps, je pouvais rien faire tout seul, j'étais complètement prisonnier, j'avais vraiment l'impression d'être un gosse martyrisé. Aujourd'hui c'est simple, j'ai toujours l'impression d'être un gosse, mais maintenant j'ai une maman qui m'aime.
À la maison elle fait tout. Absolument tout. Et avec le sourire. On dirait qu'elle ne vit que pour me faire plaisir et prendre soin de moi.
Et puis sexuellement j'vous raconte pas ! Avant fallait faire ça à telle heure, dans telle position, et surtout pas en mettre une goutte à côté pour surtout pas salir le canapé, maintenant pour tout vous dire, y'a pas grand chose qu'elle trouve sale...
Ah nan sérieux c'est l'pied, je ne regrette pas une seule seconde de m'être barré."


La psychologue Marie-Louise Vobri explique très bien le phénomène :
"Le féminisme a créé une nouvelle race d'hommes : ce que j'appelle les "bons garçons".
Des hommes essentiellement élevés par leur mère - génération divorce oblige -, et qui s'efforcent de s'adapter aux nouvelles exigences des femmes en assurant dans tous les domaines.
Le problème c'est que malgré tous leurs efforts, malgré toute leur gentillesse, malgré toute leur dévotion, ils restent finalement des hommes, et ne sont donc finalement pas à la hauteur.
Ils arrivent à assurer mieux que les autres pendant quelques temps, mais vient alors inévitablement le jour où ils sont dépassés, et finissent comme les autres par lâchement fuir leurs responsabilités. Ils abandonnent alors leur rôle d'hommes pseudo-parfaits pour redevenir les gamins qui ne pensent qu'à s'amuser qu'ils étaient en réalité.
Il faut donc poursuivre le combat, pour que les hommes continuent de s'améliorer. Un jour peut-être finiront-il par enfin nous écouter."


Le psychologue Jean-Michel Vobri l'explique quant à lui tout autrement :
"Nan mais elle dit n'importe quoi l'autre, j'vais vous expliquer c'est très simple.
Le féminisme a créé une nouvelle race de femmes : je les appelles les "chieuses".
Des connasses insatisfaites lobotomisées par les magazines de mode et les séries télé américaines, des moches que des hommes faibles ont quand même accepté de baiser - pression sociale (film de cul) oblige -, et qui ne souffrent donc plus de la compétition entre nana justifiant qu'elles fassent des efforts pour se trouver un mec - suffit d'écarter les cuisses.
Et plus les filles sont chieuses, plus les mecs qu'elles arrivent à se taper sont gentils - les seuls qui peuvent les supporter. Le problème, c'est que plus les mecs sont gentils, plus les filles deviennent chieuses - elles en profitent quoi. C'est un cercle vicieux.
Au final pour en sortir ça finit obligatoirement par clasher : soit les filles se barrent avec le premier motard viril qui osera leur mettre la trempe qu'elles méritent, soit les mecs se barrent avant de faire une grosse connerie, en repensant à ce que leur disait leur géniteur : "te marie pas fiston, fais pas la même erreur que ton vieux père."
Il ne faut donc surtout pas se laisser faire, une bonne baffe dans la gueule c'est quand même pas si compliqué, et ça permet de se faire gentillement respecter."


Interrogées sur le départ précipité de leur prince charmant, les jeunes femmes quittées ont de leur côté de très nombreuses théories, dont voici quelques exemples :
Selon elles leur compagnon est parti :
- parce qu'en réalité c'était un agent secret, et que sa couverture était menacée ;
- parce qu'il a été kidnappé par un gang de vieilles filles frustrées pour devenir leur esclave sexuel ;
- parce qu'il a été chercher du pain et des croissants, et qu'il s'est perdu en revenant ;
- parce que leur religion basée sur le shopping et les cuites en boîte posait problème à ses parents ;
- parce que c'était un gros connard, d'ailleurs elles ont bien fait de le tromper avec son meilleur ami ;
- parce qu'il les aimait trop, c'était devenu insupportable d'aimer quelqu'un à ce point.

Quant à eux, pour ceux que l'on a pu retrouver, ils ont tous évoqué la même raison : "c'était ça ou j'la butais."
Ce qui n'excuse ni n'explique rien, nous sommes bien d'accord avec vous les filles.


Pour savoir si votre compagnon est susceptible de vous quitter du jour au lendemain, voici un petit test à faire en couple, de préférence lorsqu'il n'a pas le temps ou qu'il est en train de faire autre chose :

Votre copain est-il le mec parfait ?

Vous vous baladez ensemble dans la rue et vous croisez une bimbo blonde dont les talons sont plus grand que les vôtres...
- il ouvre grand la bouche et déroule une langue de trois mètres de long jusqu'au plancher : *
- il la regarde discrètement du coin de l'oeil en pensant que vous n'allez pas le remarquer : **
- il vous rassure en vous disant que sur elle ça fait vulgaire, et que d'ailleurs c'est ridicule la façon qu'elle a de marcher : ***
- il court chez Louboutin vous offrir les mêmes souliers : ****

Vous avez comme une envie câline, mais lui est très pressé et doit partir au bureau...
- il ouvre sa braguette en vitesse, et c'est à vous de travailler : *
- il part sans se retourner, c'est pour ce genre de cas qu'il existe des vibros pour s'amuser : **
- il vous accorde un petit câlin rapide, un petit retard ne vas pas le tuer : ***
- il prend carrément sa journée, et c'est parti pour un marathon de 24h sans quitter la chambre à coucher : ****

Vous rentrez du travail épuisée à 18h, avec la flemme de réchauffer un plat cuisiné...
- il va se chercher un macdo, sans vous en proposer vu les kilos que cela vous ferait gagner : *
- il fait livrer des pizzas, en vous faisant remarquer qu'étant rentré 3h avant lui vous auriez pu vous en occuper : **
- il en profite pour vous faire découvrir un petit restaurant sympa qu'il connaît dans le quartier : ***
- il enfile un tablier, et improvise une recette avec ce qu'il y a dans le frigo pour vous faire un romantique petit dîner : ****

Vous êtes stressée par des problèmes de shopping, et vous décidez de passer vos nerfs sur lui...
- il vous traite d'hystérique et se casse faire un billard avec des potes bourrés : *
- il fait semblant de vous écouter, tout en se concentrant sur ce qu'il regarde à la télé : **
- il vous remet en place gentillement, en vous proposant d'aller au ciné pour déstresser : ***
- il se laisse faire en s'excusant, et en cherchant un moyen de se faire pardonner : ****


Une minorité de * et c'est bon, pas d'inquiétude, c'est un gros connard ; une majorité de * et attention, alerte rouge tampax, c'est un prince charmant, un jour où l'autre il se tirera sans crier gare.


Référence : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2011/10/09/12841-hommes-seraient-ils-devenus-bons-garcons

Lien direct : http://www.fauxsceptique.com/article/quand_le_prince_charmant_se_barre_en_courant-407


Commenter (4)
Partager FacebookWikio
myspace
TwitterViadeoBuzz
Paillou' - FauxSceptique.com27/11/2011 05:30

Ah bah toutes des...

Intéressant quand même : encore et toujours l'argument de la lâcheté... Alors que la question n'est pas du tout "pourquoi s'en va t-il sans rien dire ?", ou "pourquoi n'est-il pas parti plus tôt ?", mais bien "mais en fait, pourquoi il la quitte bordel ?"... (Et oui, lâchement ou pas, tard ou pas, le fait est que la connasse se fait larguer. C'est quand même ça qu'il faut souligner.)



Sovalaconnasse26/11/2011 18:26

Ouais, en gros pas trop le choix; connard avéré ou...connard à retardement (à cause de la grosse chieuse de moeuf qui pense qu'à sa gueule et pas du tout parcequ'il est un peu lâche sur les bords)...connasse méga puissance 10 ou grosse connasse...Ben au moins ça a le mérite d'être drôle moi jdis...



Paillou' - FauxSceptique.com17/11/2011 14:51

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.



AF P17/11/2011 14:12

Caroline et Fabio.... :-).




<<

>>


Tous les articles

Actualités
22/02/2012 02:36

LaMéchanceté

PATRON-SECRÉTAIRE : UN COUPLE EXTRAORDINAIRE




 
Partager FacebookWikio
myspace
TwitterViadeoBuzz


13/02/2012 02:14

Incarcération

T'AS LE LOOK BUREAU, BUREAU T'AS LE LOOK




 
Partager FacebookWikio
myspace
TwitterViadeoBuzz


21/01/2012 18:36

LaVirgule

SI LES HOMMES N'ÉCOUTENT PAS LES FEMMES, ÇA N'EST PAS PARCE QU'ELLES NE DISENT QUE DES CONNERIES




 
Partager FacebookWikio
myspace
TwitterViadeoBuzz


12/01/2012 00:31

Incarcération

LE TOP 5 DES MÉTIERS QUI FONT KIFFER




 
Partager FacebookWikio
myspace
TwitterViadeoBuzz


22/12/2011 03:14

20 secondes

SEXISME AU QUOTIDIEN, LES CHIEUSES NE LÂCHENT RIEN




 
Partager FacebookWikio
myspace
TwitterViadeoBuzz








www.FauxSceptique.com : Il n'y a pas que les journalistes qui peuvent dire des conneries.
A propos  -  Mentions Légales  -  Contact  -  FaceBook  -  Twitter  -  ©2009 Teonis